SIXIÈME CONFÉRENCE INTERNATIONALE METROPOLIS

ATELIER 64: Santé publique: le cas des groupes d'immigrés

Jeudi, le 29 novembre, 2001
14:00 - 15:30

ORGANISATEUR
Mrs. Wil Voogt
Inspecteur de Santé publique, Pays-Bas
wc.voogt@igz.nl


DESCRIPTION
Cet atelier se propose d'apporter réponse aux deux questions suivantes:
1. Quel est l'état des connaissances concernant la santé des immigrants dans les pays industrialisés? et
2. Quelles politiques sanitaires sont appliquées pour offrir un type de soins adapté à ces groupes?

1. Que la situation sanitaire ne soit pas la même pour tous dans les pays industrialisés est une vérité généralement admise. Ceci est encore plus le cas pour les populations vivant dans les pays plus ou moins industrialisés. La migration des personnes des pays moins industrialisés en direction des pays riches rend manifeste un certain nombre d'effets interactifs. Le facteur culturel ne doit pas être ignoré; il joue un rôle important et se trouve en rapport étroit avec ce problème. Ceci se manifeste dans la mauvaise situation sanitaire de certains groupes d'immigrants. Bien que les enquêtes aient été menées sur ce thème, le tableau est loin de donner une image complète. Par ailleurs, le manque de données vient contrarier les recherches. Aux Pays-Bas, par exemple, le système de santé ne connaît pratiquement aucune mesure d'identification ethnique.
L'Institut néerlandais pour la Santé Publique et l'Environnement (RIVM) et l'Agence pour le Planning social et culturel (SCP) ont fait des recherches sur les différences des situations sanitaires des groupes d'immigrants et du reste de la population. Un projet similaire a été mené en Angleterre (Rawaf et Bahl, par exemple).
Trois chercheurs de pays différents - dont les Pays-Bas et le Royaume-Uni - seront invités à présenter un bref exposé (15 min.) sur la question. Après quoi, les participants à l'atelier seront appelés à débattre, avec un panel d'intervenants, et comparer les résultats des études dans une perspective politique.

2. Quelles mesures ont été prises pour réduire l'écart au niveau de la santé? Existe-t-il un plan d'action centré sur les groupes ou les zones sensibles? Par exemple, en incitant le personnel (para)médical à aller travailler dans ces zones. Les médecins généralistes aux Pays-Bas choisissant d'exercer dans les conditions complexes des quartiers défavorisés bénéficient de mesures compensatoires financières.
Le personnel (para)médical devrait être invité à concentrer son action sur les mesures de soin et de prévention spécifiques afin de parvenir à l'amélioration de la situation sanitaire des populations, principalement immigrées, habitant les quartiers défavorisés.
La méthode à mettre en œuvre peut être considérée de deux points de vues différents. Il est essentiel de renforcer chez les communautés les comportements de santé. Au moyen, par exemple, de mesures pédagogiques claires et d'une sensibilisation sur le thème de leurs propres ressources et possibilités en la matière.
L'autre perspective procède de l'adaptation du système de santé publique aux comportements et à la culture des divers groupes. Des méthodes ont été mises au point aux Pays-Bas en direction de certains groupes spécifiques, notamment les femmes marocaines souffrant de diabète.
Il est évident que la meilleure méthode consisterait à intégrer complètement les deux approches dans la réalisation de l'objectif commun. Les solutions mises au point semblent contenir en germe leurs propres perspectives de succès. Il n'en reste cependant pas moins évident qu'il faille élargir encore le champ de connaissances en la matière. Le thème est au centre de plus d'un débat.
L'atelier sera l'occasion de présenter une série de cas (3-4) en rapport principalement avec les mesures de prévention. L'échange international d'idées et le débat au sujet des pratiques exemplaires ne peuvent que déboucher sur une nouvelle moisson de perspectives.

Durée
Les travaux réclament deux séances d'1,5 heure chacune.

PRESENTERS:

H. Wagenborg, SOGG, Pays Bas
T. Voorham, Municipal Health Department Rotterdam, Pays Bas
H. Verrept, Ministry of Health, Belgique

P. van Haastrecht, NIGZ, Pays Bas

 

 

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