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Groupe de travail 2

Integration sociale et reponses institutionnelles. Rapport

Carla Collicelli
CENSIS, Italie

Etant donné la composition riche et hétérogène du groupe de travail dont les membres proviennent de tous les continents de la planète, il a été nécessaire de s’attarder – pendant la phase initiale de travail – sur les différences et les affinités entre contextes et cultures. A titre d’exemple, dans la Méditerranée l’immigration est dictée par des choix stratégiques, la pression inhumaine exercée par le sous-développement du Sud, les trafics illégaux. L’Europe est, à son tour, le théâtre de problèmes politiques qui sont étroitement associés à la question de l’immigration ainsi qu’aux thèmes du développement de la démocratie, de la tolérance, de l’intégration et du multiculturalisme.
Tout ce qui a été dit plus haut doit être perçu comme une contribution au déroulement du débat et ne doit aucunement pénaliser la confrontation. Les sociétés modernes et développées, premières destinations du mouvement d’immigration actuel, présentent une caractéristique commune : la complexité, qui dérive de la somme d’un certain nombre de micro-situations locales et de l’absence d’une identité culturelle nationale.
Par conséquent, pour tous les projets à mettre en oeuvre, il faut analyser la situation à partir d’un point de vue régional et, en particulier pour ce qui est du projet Metropolis, il faut considérer la ville comme l’acteur principal des phénomènes et des politiques.

Le groupe a identifié des objectifs à son avis prioritaires pour la recherche et l’orientation des politiques, en termes de critères et de méthodes. Les voici :

  • La pluridisciplinarité, en tant que trait d’union entre plusieurs thèmes différents, à opposer à la spécialisation excessive ;
  • La perspective historique longitudinale, pour apprendre de notre passé en observant l’évolution des processus ;
  • L’équilibre des études sur la première et la deuxième génération, en insistant notamment sur le thème de l’identité ;
  • L’équilibre entre les études sur les immigrés et la société d’accueil, en insistant notamment sur le caractère bidirectionnel des processus ;
  • La clarification des modèles réglementaires tant implicites – comme par exemple les définitions de l’intégration – qu’explicites : règlements d’entrée, sélections et processus formels d’intégration ;
  • L’attention à la rhétorique du langage, aux pratiques concrètes et aux résultats réels, même les non désirés ;
  • La nécessité de mener des études approfondies et d’éviter les généralisations ;
  • Le choix avisé des pays à étudier ;

Pour ce qui est des thèmes concrets à aborder, le groupe a avancé les propositions suivantes :

  • Le rapport entre la concertation territoriale des immigrés et l’intégration sociale et économique, compte tenu du contrôle ethnique et des risques de ségrégation ;
  • Le rapport entre l’emploi et l’intégration sociale et le rôle de la formation ;
  • Histoire, identité et changements culturels chez les familles des immigrés, perte de la culture d’origine et potentiel de l’appartenance à une ethnie ;
  • Participation à la vie politique nationale et locale, rôle des organisations intermédiaires et espaces publics ;
  • Evaluation des réponses institutionnelles dans les domaines de l’éducation, de la santé, des services sociaux, de l’éducation linguistique. Vérification de la validité de l’ethnic match ;
  • Attitude de l’opinion publique vis-à-vis des immigrés, intolérance et discrimination, tant au niveau individuel que systémique ;
  • Evaluation des nombreux programmes interculturels et antiracistes ;
  • Rôle de la programmation des flux par rapport à l’intégration.
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