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Projet
Metropolis Conférence
de Copenhague - du 25 au 27 septembre 1997
Allocution de Meyer Burstein
Permettez-moi d'abord de remercier
sincèrement, au nom du Comité directeur international
de Metropolis, nos hôtes danois, le comité organisateur
danois, notre secrétariat canadien et ERCOMER, le
co-président Demetrios Papademetriou, DG XII de la CE,
UNESCO-MOST, ainsi que les nombreuses personnes de
l'Europe, de l'Amérique du Nord et du Sud, de l'Afrique
et d'Israël qui participent au Projet et souhaitent
vivement faire de cette conférence danoise une
réussite, semblable à celle de la première conférence
de Metropolis à Milan.
La collaboration de certains
d'entre vous avec Metropolis remonte à l'époque où le
projet en était encore à l'état embryonnaire.
D'autres parmi vous en êtes au
stade de la découverte du Projet. Je vous souhaite à
tous la bienvenue.
Je me propose ce matin de décrire
le Projet - ses objectifs et ses méthodes ........ de
vous faire part de certaines initiatives importantes que
nous avons lancées ..... et d'exposer brièvement nos
espoirs pour la présente conférence et pour l'avenir.
Je sais que certains d'entre vous
avez déjà entendu en partie ce que je m'apprête à
dire. Si tel est le cas, je vous invite à faire chorus.
Quant aux autres, sachez que vous
mentendrez répéter ces propos je ne sais combien
de fois encore. On n'y échappe pas. Mieux vaut jeter
l'éponge et apprendre le refrain.
Le thème central du Projet
Metropolis ..... sa raison d'être ...... et le principe
autour duquel sarticule notre partenariat...
résident dans l'idée que les villes....et les
sociétés.... du vingt-et-unième siècle... auront
besoin de connaissances.... des connaissances que nous ne
possédons pas encore, pour relever avec succès les
défis que posent les mouvements migratoires.......et
pour savoir tirer profit des possibilités offertes par
les migrations.
Metropolis s'efforce de fournir un
cadre pour ces connaissances. Un cadre pour les
recherches comparatives et transnationales ... des
recherches qui éclaireront les débats portant sur
l'orientation des politiques; qui amèneront les
décideurs à prendre en toute connaissance de cause de
meilleures décisions; et qui permettront d'évaluer les
pratiques existantes en matière de politique et de
programmes.
Nous voulons mettre à la
disposition des décideurs -- les ministres, les maires,
les administrateurs et les ONG -- des options pour
l'action : des options permettant dintégrer
les immigrants à titre de membres égaux dans la
collectivité; des options pour préserver ce qui est
déjà valable et précieux dans les sociétés
d'accueil, et pour construire sur cette base.
Ce ne sera pas une tâche facile.
Comme nous le savons trop bien,
chaque mouvement migratoire saccompagne de luttes
acharnées. Des luttes parfois réelles, parfois
supposées, pour l'espace, les emplois et les droits, et
des conflits aussi à propos des comportements.
Si le changement se trouve toujours
à l'origine des luttes, il arrive souvent que ce soient
les appréhensions qui les engendrent.
L'environnement est instable.
Personne n'est à l'abri de ces fluctuations. Il n'est
donc guère étonnant que, de temps à autre, nous
trébuchions. En fait, Demetri et moi avons souvent
pensé que l'oeuf de Metropolis finirait en omelette..
Pour relever les défis que posent
les migrations, il faudra vision, créativité et
leadership. Il faudra du courage - politique et autre -
pour prendre les bonnes décisions. Enfin - et cest
le refrain que je vous ai déjà demandé de reprendre en
choeur - il faudra des connaissances.
Ce qui nous unit, nous, partenaires
de Metropolis, c'est une même conception des qualités
et de la qualité des
connaissances que nous devons posséder.
Une même conception qui nous
engage, nous les partenaires, dans une action commune.
Nous pouvons dégager deux
attributs de cette approche :
D'abord et avant tout, figure
l'engagement à faire en sorte que les questions que nous
posons soient axées sur la politique gouvernementale et
sur la résolution des problèmes.
Nous devons créer ... et gérer
.... des cadres de travail dans lesquels les décideurs,
les universitaires et d'autres intervenants auront la
possibilité de discuter des problèmes, d'établir des
méthodes de recherche et d'interpréter les résultats.
Nous devrons pratiquer
l'inclusion :
Les utilisateurs de connaissances
et les producteurs de connaissances devront travailler
ensemble : pour poser les bonnes questions..... pour
faire en sorte que les réponses soient pertinentes .....
accessibles ..... appréciées à leur juste valeur
...... et qu'elles servent de fondement à la prise de
décisions.
Il faudra résoudre plusieurs
contradictions :
Nous devrons maintenir séparées
recherche et défense dintérêts tout en
rassemblant chercheurs et porte-parole........ au même
moment où nous encourageons les chercheurs à exposer
l'incidence de leur travail sur la politique établie et
à contribuer à l'élaboration de possibilités
daction judicieuses et équilibrées.
Il ne sera pas plus aisé
d'élaborer des stratégies pour remédier à la
disjonction résultant du fait que les horizons
politiques sont proches tandis que ceux de la recherche
sont lointains, et que l'élaboration d'une politique est
synthétique alors que la recherche porte souvent sur des
cas particuliers.
Abstraction faite de ces derniers
points, la principale remarque que j'aimerais faire
cest que le Projet Metropolis ne se résume pas à
accroître le flot d'information sur les migrations et
leurs conséquences en milieu urbain.
Il concerne également les rouages
du processus décisionnel.
Le deuxième attribut, ou la
deuxième prescription, que je voudrais souligner est que
nos recherches devront être solides.
Elles devront se tenir, sur les
plans théorique et empirique.
Parce qu'elles feront l'objet d'un
examen minutieux, et parfois hostile.
Des pressions seront certainement
exercées sur des membres individuels afin qu'ils livrent
les résultats préliminaires de leurs recherches. Qu'ils
prouvent la valeur de certaines positions et les appuient
dans ce qui est devenu, partout au monde, un débat dont
l'urgence est de plus en plus manifeste.
Nous devons résister à ces
pressions. Nous devons résister à la tentation de nous
prononcer en nous appuyant sur des données
fragmentaires. Sur des études individuelles. Et sur des
points de vue isolés.
Chaque fois qu'il est possible de
le faire, nous devrions utiliser des études
comparatives : des perspectives multidisciplinaires;
et des études portant sur plus d'un pays et plus d'une
ville.
Cela exigera un effort à la fois
individuel et collectif.
Il nous faudra collectivement
créer et entretenir le marché de la recherche
comparative internationale. Mais il appartient à chacun
d'entre nous de créer les conditions nationales
préalables qui sont susceptibles de fournir notre
soutien de base.
Il est indéniable que la force de
notre entreprise globale dépend de la qualité et de la
vigueur de nos efforts nationaux.
De notre capacité à mobiliser et
à retenir l'intérêt de nos communautés.
Car ce n'est qu'en réussissant à
offrir un produit de valeur dans notre propre pays que
nous serons en mesure d'attirer l'attention de nos
groupes cibles - les décideurs principaux, les
universitaires, les intermédiaires qui travaillent dans
le domaine politique, et les ONG -- sur notre travail à
l'échelle internationale ..... ce n'est qu'ainsi que
nous serons capables de les attirer à nos conférences
et à nos activités; que nous obtiendrons d'eux qu'ils
écoutent, apprennent, participent au processus
et contribuent à la réserve d'information sur les
recherches et les meilleures pratiques que
Metropolis est en train de créer.
Bon ..... passons aux détails ...
à cette conférence ... à son lien avec Milan et aux
progrès que nous avons faits au cours de la dernière
année.
Comme Guido Bolaffi vient de vous
le rappeler, la conférence de Milan visait trois
objectifs fondamentaux.
Le premier consistait à définir
le programme stratégique de Metropolis.
Le second consistait à attirer
l'attention de notre groupe cible international.
Et le troisième visait à
effectuer un transfert de propriété des planificateurs
aux participants, les rendant du même coup responsables
de l'avenir du Projet et du lancement de sa prochaine
phase.
Comme ces buts étaient
délibérément téméraires et ambitieux, nous n'étions
guère déçus ni trop surpris de constater que nous ne
les avions pas tous atteints.
Ils ont toutefois été utiles, en
ce sens qu'ils nous ont fourni une orientation et nous
ont aidés à mobiliser intérêt et ressources.
Plusieurs thèmes stratégiques
généraux ont émergé de nos discussions de Milan.
Trois d'entre eux ont été retenus comme priorités pour
la conférence de Copenhague :
- les thèmes prioritaires
se concentrent sur des questions
d'intégration économique et de marchés du
travail;
- sur des questions de
cohésion sociale et de tolérance;
- et sur des questions de
concentration spatiale et de mobilité,
sociale et économique.
Comme vous consacrerez pas mal de
temps à examiner ces thèmes au cours des prochains
jours, je ne crois pas pouvoir apporter une bien grande
contribution en décortiquant la synthèse réalisée à
Milan ou en anticipant les discussions qui auront lieu
pendant cette conférence.
Je voudrais toutefois attirer votre
attention sur un facteur crucial, à savoir que les
thèmes englobent des questions d'une importance
capitale, aussi bien pour les immigrants que pour les
communautés d'accueil.
Ceci est important, car pour porter
ses fruits, la politique gouvernementale doit tenir
compte des deux groupes. Il ne peut exister de sociétés
harmonieuses que là où, de part et d'autre, on estime
être traité de manière juste et équitable. On ne peut
escompter la réussite de l'intégration que là où
lensemble complexe de programmes et de services
liés à l'immigration jouit d'un vaste appui dans la
population.
Pour que la gestion des migrations
soit une réussite, il faut qu'une large part de la
société voie dans l'immigration une force positive et
une question de choix public plutôt que d'acquiescement
forcé.
Au moment d'aborder les thèmes
stratégiques, il importe de se rappeler qu'en dernière
analyse, nous devons satisfaire deux groupes - celui des
nouveaux venus et celui de la population d'accueil.
En établissant le programme pour
Copenhague, notre Comité directeur international avait
à l'esprit trois objectifs :
- D'abord, Copenhague devait
respecter les orientations définies à Milan
et construire sur cette base;
- Deuxièmement, la
Conférence de Copenhague devait mettre
davantage l'accent sur les villes et sur les
interactions entre les immigrants et leurs
environnements urbains;
- Troisièmement, Copenhague
ne pouvait être une répétition de Milan en
se limitant à planifier la recherche future;
Notre programme jusqu'à samedi
reflète les efforts de notre Comité directeur pour
mettre en oeuvre ces décisions :
L'exposé du Professeur Robin
Cohen, de l'Université de Warwick, vise à
contextualiser nos discussions et à nous mettre au défi
en nous présentant un scénario possible de ce vers quoi
nous nous dirigeons.
Il sera suivi par les études de
cas portant sur deux villes d'Amérique du Nord et deux
villes européennes, lesquelles nous serviront de
laboratoires pour étudier, vérifier, rejeter ou
modifier les positions présentées dans les exposés
thématiques et les points qui auront fait surface au
cours des discussions en groupe de travail.
Dans le forum qui va suivre, nous
tenterons d'une manière plus interactive et
divertissante de nous servir du travail et de
l'expérience de nos panélistes et de l'auditoire pour
faire ressortir les défis pratiques auxquels nous
faisons face dans la prestation des services
d'immigration et l'exécution des programmes auxiliaires
nécessaires au logement, à l'éducation et aux autres
besoins des immigrants.
Nous voulons que vous emportiez
cela avec vous et que vous réfléchissiez sur les
exposés entendus en séance plénière, sur le programme
danois de lutte contre l'exclusion sociale, de même que
sur les autres profils de villes présentés pendant les
séances sous-plénières.
Nous voulons que vous
réfléchissiez là-dessus et nous voulons ensuite que
vous nous fassiez part de votre opinion sur ce que vous
avez entendu et de vos propres suggestions concernant la
recherche et la gestion de l'intégration des immigrants
dans les villes.
Le troisième jour, nous
écouterons ce que nos présentateurs thématiques,
désormais plus modestes sans doute, mais non pas
humiliés, on l'espère, auront à dire sur le
bien-fondé de leurs cadres de travail; nous nous
demanderons dans quels cas nos connaissances de base
peuvent servir de fondement aux décisions qui doivent
être prises, et dans quels autres il convient de faire
d'autres recherches.
Nous souhaitons savoir en
particulier quel genre de travail comparatif
international est nécessaire - quelles hypothèses ont
besoin d'être vérifiées - afin de pouvoir élaborer de
meilleures politiques et de meilleurs programmes; et nous
désirons connaître des exemples d'expériences
fructueuses .... savoir de qui nous pouvons apprendre et
à qui nous devons transmettre nos connaissances.
Pendant notre dernière séance,
Demetrios examinera -- de façon préliminaire --
certaines des idées clés émises pendant la conférence
et il examinera leur incidence sur la manière dont nous
voyons et abordons l'immigration.
Il le fera, entre autres, en
animant une séance d'experts pendant laquelle il
suscitera des réactions pratiques aux rapports émanant
des six groupes de travail.
Nous voulons procéder à un test
de marché et examiner comment lavis émis pourrait
être adapté de la manière la plus avantageuse aux
circonstances locales.
........ ce qui nous mène, outre
quelques annonces importantes et une excursion
intéressante, à quelques remarques sur la prochaine
phase de Metropolis.
Certains d'entre vous qui se
trouvaient à Milan reconnaîtrez quelques points communs
entre notre première conférence et celle-ci.
J'espère que cela ne vous incitera
pas à conclure que nos progrès sont lents.
Car nous fonctionnons à deux
niveaux.
Le travail qui a été effectué
pour élaborer une infrastructure n'est pas visible et
c'est précisément de cela que je voudrais vous parler,
en conclusion.
Il nous est apparu clairement juste
après la conférence de Milan - en vérité, nous en
avions déjà pris conscience pendant la préparation de
la première conférence - que nous avions des idées,
une vision et un plan d'attaque, mais que nous ne
disposions pas des moyens d'exécuter avec succès nos
stratégies.
Il nous manquait tout simplement
l'infrastructure nécessaire pour soutenir nos
initiatives.
C'est pourquoi nous avons fait
dimportants investissements au cours de la
dernière année et, sur plusieurs fronts, nous avons
constaté des progrès considérables :
Comme certains parmi vous le savez,
au cours des trois dernières années, nous ... au Canada
.. avons pratiquement fourni au Projet Metropolis tous
les services de secrétariat, réduisant dautant
les ressources affectées à nos projets nationaux.
Cette solution était viable au
début, mais à mesure que le projet prenait de
l'ampleur, nous ne pouvions plus suivre le rythme.
Nous ne pouvions pas tirer parti de
l'intérêt suscité en Europe et ailleurs, nous ne
pouvions pas développer les partenariats qui nous
étaient offerts et nous ne pouvions pas ajouter une
valeur suffisante aux projets auxquels nous participions.
Ce jugement est peut-être un peu
sévère, mais un trop grand nombre de nos échanges ont
été caractérisés par des paroles, et trop peu par des
actions. En un mot, nous avons été incapables de lancer
le programme de recherche vraiment comparative que nous
avions espéré promouvoir.
Je crois que cette situation est
sur le point de changer.
Je suis heureux de vous annoncer
que, depuis le mois de septembre, le secrétariat compte
désormais une section européenne. Elle sera logée,
avec ERCOMER, à l'Université d'Utrecht et dirigée par
Malcolm Cross.
Le soutien pour la section
européenne provient de la CE - plus précisément du DG
12.
Cela fera merveille quant à notre
capacité d'agir.
Je voudrais en deuxième lieu
attirer votre attention sur le travail et les progrès
que nous avons faits pour mettre au point une
infrastructure pour la communication.
Au cours des deux dernières
années, nous avons investi intensivement dans le
développement d'un banc d'essai canadien pour un réseau
international de sites web pour Metropolis.
Notre but est de constituer un
réseau de sites nationaux axé sur la clientèle,
convivial et suffisamment homogène -- j'ai soigneusement
choisi chacun de ces termes - des sites qui relieront
entre eux chercheurs et décideurs.
Le modèle expérimental, contenant
une bibliothèque virtuelle pour la recherche, une liste
d'experts et d'expertises, un système informatisé de
gestion des publications, des moteurs de recherche
spécialisés, des intranets et des sections destinées
à l'éducation du public, est très avancé au Canada et
sera pleinement opérationnel vers la fin de novembre.
On en fait une démonstration, ici,
et je vous recommande fortement de prendre le temps de
l'examiner.
Notre intention stratégique est
d'unir l'ensemble de la communauté des décideurs et des
chercheurs que regroupe le projet.....de lui donner une
image de marque et de le rendre autonome au moyen d'une
technologie de pointe.
Il faudra deux ou trois ans pour
bien nous rendre compte de toute la valeur de cette
entreprise, mais nous pouvons nous attendre à commencer
à obtenir des résultats dici à six mois.
Leur ordre de grandeur dépendra de
la rapidité avec laquelle les membres individuels sont
prêts à agir et des ressources qu'ils sont capables de
mobiliser.
La troisième chose qui nous rend
optimistes au sujet de nos progrès est le succès des
partenaires individuels. Le Programme canadien est
maintenant bien établi, des recherches sont en cours
dans les quatre centres, et les premiers résultats
commencent à nous parvenir.
D'autres pays ont également
élargi leurs programmes nationaux. Pour n'en nommer que
quelques-uns :
- le programme des
États-Unis s'est considérablement
développé, des programmes ayant été
ajoutés dans les domaines de la
citoyenneté, du logement et de la réforme
de l'aide sociale;
- de même, notre partenaire
du Royaume-Uni a élargi ses intérêts,
comme l'ont fait nos partenaires scandinaves
et Israël.
Comme je l'ai signalé plus tôt,
le succès de nos efforts sur le plan international
dépend beaucoup de l'existence de programmes nationaux
énergiques; c'est pourquoi ces progrès sont très
encourageants et très prometteurs quant au succès futur
de Metropolis.
Le quatrième point - et nous
venons à peine de commencer d'en discuter entre nous -
cest que nous projetons de lancer une série de
séminaires internationaux sur des sujets choisis et,
dans un avenir plus lointain, de procéder à des
échanges universitaires.
Au cours de l'année qui vient --
et avant la prochaine conférence --- nous aimerions
définir en gros ..... en nous servant d'une partie du
travail qui est fait ici ...... quatre sujets de
recherche que nous pourrions amener au stade de projet,
afin d'amorcer vraiment le travail sur une série
d'études comparatives internationales.
Voilà où l'infrastructure que
nous avons développée fera une différence cruciale. Et
c'est pourquoi je m'attends à ce que notre rythme
s'accélère. J'attends avec impatience la prochaine
phase.
Ce projet ... Metropolis ... a
été pour bon nombre d'entre nous un travail auquel nous
nous sommes donnés avec amour.
Nous y croyons. Nous croyons dans
les résultats qu'il promet d'apporter. Dans les
méthodes que nous employons.
Il m'arrive parfois de penser que
notre enthousiasme est naïf. J'espère qu'il est
contagieux. Quoi qu'il en soit, nous nous sentons
passablement vertueux. Et nous nous amusons sûrement.
J'espère que vous penserez de
même à la fin de la conférence.
Merci.
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