Le Projet ionternational Metropolis
 

     
 

Migration et sociEtE: l’impact social des migrations



Jeudi 30 septembre, 9h00-10h30
Panel 5: Discrimination: la recherche d’options politiques

PANELISTES
• Dimitria Clayton, Centre national pour l’immigration (Allemagne)
• Mariette Grange, Commission Internationale Catholique pour les Migrations
• Sarah Khalfallah, Consultante (Suisse)
• Minh Son Nguyen, Avocat / Université de Lausanne (Suisse)

Modération
Rupert Colville, Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés

Pourquoi nos sociétés discriminent-elles et que pouvons-nous faire contre cela ? La plupart du temps, cette question est posée et traitée d’un point de vue psychologique ou moral. Assez naturellement, les solutions qui sont avancées sont axées sur les droits, sur le devoir individuel, sur l’éducation du public et sur des remèdes qui vont d’un accès facilité aux institutions sociales et économiques à la justice réparatrice. Mais ces mesures, en se focalisant exclusivement sur la discrimination en tant que « mal » à combattre, font l’impasse sur des questions plus fondamentales : pourquoi la discrimination apparaît-elle à l’origine ? Quelles circonstances contribuent-elles à son apparition ? Survient-elle et fonctionne-t-elle de la même manière dans des contextes différents, notamment dans des contextes politiques différents ? Nos sociétés ne pourraient-elles pas trouver des moyens de s’attaquer non pas aux symptômes de la discrimination mais à ses causes ?
Une clef importante pour comprendre le phénomène de la discrimination et apprendre à le contrer nous est fournie par des travaux empiriques menés récemment, en particulier aux États-Unis, qui indiquent que la diversité ethnique d’une société et la confiance qui existe entre ses membres sont deux facteurs inversement proportionnels. Parallèlement, des recherches menées dans d’autres pays – dont certaines s’appuient sur des données comparatives de plusieurs pays – tendraient à suggérer que la gouvernance, c’est-à-dire les qualités démontrées par les gouvernements, la manière dont ils gouvernent et les relations qu’ils entretiennent avec les citoyens, peuvent réduire l’écart entre ces deux facteurs. Le panel approfondira ce thème de la gouvernance ainsi que les grandes options structurelles qui s’offrent aux sociétés pour lutter contre la discrimination et gérer le conflit social.



Jeudi 30 septembre, 11h00-12h30
Panel 6: Migration et santé – une gestion au-delà des frontières

PANELISTES
• Bience Philomina Gawanas, Commissaire aux affaires sociales, Union africaine

• Zoltán Vokó, Ministère de la Santé et des Affaires Sociales et Familiales (Hongrie)

• Louis Loutan, Unité des maladies tropicales, HUG Genève (Suisse)
• Rodreck Mupedziswa, Université du Zimbabwe (Zimbabwe)

Modératrice
Danielle Grondin, Organisation internationale pour les migrations

Les nouveaux problèmes complexes posés par les maladies et les mauvaises conditions de santé dont peuvent souffrir les populations migrantes et mobiles, et leur évolution, exigent un réexamen constant des politiques et pratiques relatives à la santé des migrants. La mobilité a des répercussions non seulement sur la santé des personnes en mouvement mais aussi sur celle des communautés dans lesquelles ces personnes s’installent, par lesquelles elles transitent ou vers lesquelles elles retournent.
La propagation du virus du HIV/sida, en particulier en Afrique, l’apparition de formes de tuberculose résistantes aux médicaments, la récente flambée du SRAS et la grippe aviaire ont provoqué dans la communauté internationale une prise de conscience des liens existant entre migration et santé et renforcé les préoccupations concernant la gestion de la santé, amenant certains spécialistes à évoquer une « politique mondiale de santé publique ». De même, pour que les migrations aboutissent à quelque chose de positif, il faut une interprétation globale de la santé dans ce domaine qui aille au-delà du simple contrôle des maladies infectieuses aux frontières et inclue les maladies chroniques non infectieuses, les questions de santé mentale et la compréhension des questions liées aux droits à la santé et aux droits humains. Un consensus est en train de s’imposer sur le fait que les gouvernements devraient adopter des stratégies de santé plus larges, s’étendant au-delà des frontières nationales et régionales. L’idée est que la gestion de la santé a plus à voir avec celle de l’environnement qu’avec de nombreux autres domaines. Pour que les interventions sanitaires soient efficaces, elles devront dépasser les limites des frontières nationales pour inclure les sociétés d’accueil et de transit ainsi que les migrants eux-mêmes. Certains des avantages que présentent de telles stratégies sont évidents. D’autres le sont moins. Le panel s’efforcera de dessiner les contours d’une politique de santé stratégique. Quelles questions devrait-elle traiter ? Quels partenariats devrait-on établir ? Et comment les stratégies de santé mondiales devraient-elles être financées et gérées ?

 

 

 
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