Le Projet ionternational Metropolis
 

     
 

La dynamique sociale de la migration au niveau local



Mercredi 29 septembre, 9h00-10h30
Panel 3: Éducation et jeunes migrants – le défi posé par les nouvelles communautés culturelles

KEYNOTE
Min Zhou, UCLA (USA)

PANELISTES
• Roberto Carneiro, coordinateur de l’Observatoire portugais de l’immigration et ancien ministre de l’éducation (Portugal)
• Simon Marginson, Université de Monash (Australie)
• Marie McAndrew, Université de Montréal (Canada)

Modératrice
Rosita Fibbi, Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population (Suisse)

Ce panel s’intéressera aux jeunes migrants et aux nouveaux problèmes qui se posent dans le domaine de l’éducation. L’éducation et la formation sont depuis longtemps considérées comme des moyens essentiels d’intégration des jeunes dans la culture de leur société d’accueil. Si les modèles éducationnels en vigueur en Amérique du Nord, en Australie et en Europe diffèrent quant au degré d’assimilation qui est attendu des migrants, tous sont favorables à une pédagogie interculturelle, reconnaissant que celle-ci a un impact positif sur les aspirations des jeunes migrants et sur leur réussite. Depuis quelque temps, ces modèles – orientés vers le respect des différences interculturelles mais fondamentalement assimilationnistes par nature – sont remis en question par diverses communautés culturelles et religieuses, qui exigent de voir leurs pratiques et principes culturels, linguistiques et religieux reconnus, voire dans certains cas soutenus par les systèmes d’éducation traditionnels. Le conflit qui en résulte entre les différents paradigmes d’éducation est à l’origine de tensions et demeure dans une large mesure non résolu. Quelle réponse les gouvernements des pays d’Europe et d’Amérique du Nord devraient-ils faire aux communautés - notamment aux communautés musulmanes de plus en plus nombreuses - qui réclament un système d’instruction plus attentif aux différences culturelles ? Quelles sont les « limites à la diversité » ? Des systèmes scolaires financés par des fonds publics peuvent-ils accéder à de telles demandes ? Les écoles publiques devraient-elles offrir une instruction aux immigrants dans leur langue d’origine ? Si les écoles privées ou publiques s’en tenaient uniquement aux programmes minimums standards, quelles répercussions cela aurait-il sur l’intégration des jeunes, et plus particulièrement sur l’intégration des jeunes femmes ? Quels principes pourraient guider les décideurs, les concepteurs de programmes scolaires et les enseignants dans la négociation de solutions de compromis, et quels paramètres devrait-on utiliser pour cadrer le débat ? Le panel s’attaquera à ces questions et fera des suggestions de mesures susceptibles d’atténuer les conflits, de faciliter la gestion de l’intégration et de contribuer à l’apprentissage social.



Mercredi 29 septembre, 11h00-12h30

Panel 4: Des villes en mutation – transformer le conflit social en intégration

PANELISTES
• Job Cohen, Maire d’Amsterdam (Pays-Bas)
• Antonio Cunha, Président du Forum pour l’intégration des migrants (Suisse)
• Jacques Donzelot, Université Paris 10 (France)

• Scot Wortley, Université de Toronto (Canada)

Modérateur
Rainer Bauböck, Austrian Academy of Science (Autriche)

Partout dans le monde développé, les grandes villes connaissent d’énormes bouleversements sociaux, économiques et culturels. La migration internationale est l’une des manifestations les plus spectaculaires et les plus importantes de cette mutation. Les villes d’Europe et d’Amérique du Nord sont modifiées par l’arrivée de nouveaux groupes ethniques, raciaux et religieux qui s’installent dans les vieux quartiers délaissés du centre ou à la périphérie, dans de grands ensembles à forte concentration de population. L’intégration de ces groupes, et l’intégration des jeunes en particulier, constitue pour les responsables politiques un enjeu à la fois énorme et pressant, surtout du point de vue de la sécurité publique et de la prévention des conflits inter-ethniques. Le phénomène des gangs – qu’il s’agisse de jeunes Jamaïcains à Toronto, de jeunes latinos à Los Angeles, de jeunes Algériens à Marseille ou encore de jeunes Marocains à Amsterdam – suscite beaucoup d’inquiétude, en particulier parce qu’il sape le soutien de l’opinion publique à l’immigration et aux mesures de promotion de l’intégration.
Certains voient dans ce phénomène des gangs et dans la violence urbaine un rite de passage que traverseraient tous les groupes d’immigrants. À l’opposé, d’autres considèrent que le conflit urbain trouve son origine dans la discrimination ou dans des attitudes et des relations communautaires dysfonctionnelles. Le panel se penchera sur ces questions controversées et fera des suggestions sur la façon dont les politiques publiques pourraient intervenir pour rompre ce cycle destructeur de conflit, de retrait du soutien de l’opinion publique et de marginalisation des jeunes. La situation sera examinée d’un côté et de l’autre, incluant le rôle de la communauté locale et celui des leaders et des intermédiaires communautaires dans la recherche de solutions.

 

 

 
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